Le programme Blåtand est un programme d’invitation destiné à des chercheurs français souhaitant établir des collaborations avec des chercheurs danois.

Les chercheurs retenus sont invités à passer une semaine au Danemark pour présenter leurs travaux dans des institutions de recherche, des départements universitaires et, dans la mesure du possible, des entreprises ayant des activités de recherche dans leur domaine. Ce programme vise à amorcer de nouvelles coopérations scientifiques. 

En 2019, l’Institut français du Danemark va inviter cinq chercheurs et enseignants-chercheurs.

Les lauréats 2019 sont :

Claude Charvet est ingénieur biologiste moléculaire et cellulaire à l’INRA de Nouzilly depuis 2006 dans l’UMR1282 Infectiologie et Santé Publique. Ses recherches ont pour but d’améliorer la lutte contre les parasitoses digestives causées par les nématodes (vers qui parasitent le tube digestif) chez l’Homme et les animaux. Ses projets consistent donc: 1) à identifier le mode d’action des vermifuges (médicaments utilisés pour traiter les vers parasites), 2) à étudier les mécanismes de résistance aux vermifuges, 3) à développer des outils fonctionnels pour caractériser de nouvelles cibles thérapeutiques. Le Dr. Charvet coordonne des Partenariats Hubert Curien Pavle Savic avec l’université de Belgrade (Serbie) et Procope avec l’Université libre de Berlin (Allemagne), et travaille en partenariat avec l’industrie pharmaceutique. Il est auteur de 24 articles scientifiques dans des revues internationales.

Jacques-Olivier Coq est chercheur CNRS à l’Institut de Neurosciences de la Timone à Marseille. Avec son groupe, il vise à étudier l’influence de l’expérience sensorielle et motrice sur l’organisation anatomique et le fonctionnement du système nerveux central (SNC) chez l’animal en développement et adulte. Ils cherchent à mieux comprendre les mécanismes qui sous-tendent l’émergence de désordres neurodéveloppementaux, tels que les troubles du mouvement, l’hyperactivité, les déficits comportementaux et cognitifs, et la désorganisation du SNC que l’on observe chez les enfants atteints de paralysie cérébrale, d’autisme ou de troubles de la coordination motrice. Leurs travaux visent à développer de nouvelles stratégies de neuroprotection, de prévention et de remédiation de ces troubles chez l’enfant.

Rafael Salas-Montiel est ingénieur télécom et docteur en optique de l’Institut Polytechnique de Grenoble (2008) spécialiste dans les composants pour la photonique intégrée. Titulaire d’une Habilitation à Diriger des Recherches en Physique de Sorbonne Université (2018), il réalise de travaux de recherche au sein du Département de Physique, Mécanique, Matériaux et Nanotechnologies de l’Université de technologie de Troyes. Ses travaux de recherche se situent à l’interface entre les disciplines de la physique et des sciences de l’ingénieur et portent sur l’étude de phénomènes physiques liés à l’interaction entre la lumière et la matière à des échelles nanométriques. Plus précisément, sur l’étude d’un champ lumineux lorsqu’il entre en interaction avec des structures nanométriques de taille inférieure à sa longueur d’onde, branche de l’optique connue sous le nom de nanophotonique intégrée. Pour ses travaux de recherche, il utilise principalement la microscopie optique en champ proche comme outil de caractérisation incontournable. Ses travaux visent notamment sur le développement de nouvelles technologies quantiques de l’information et la communication.

Satchin Soorkia est Maître de Conférences, habilité à diriger des recherches, à l’Université Paris-Sud. En 2008, il a soutenu sa thèse au Commissariat à l’Energie Atomique de Saclay. De 2008 à 2010, il a travaillé à l’Advanced Light Source synchrotron lors de son séjour post-doctoral à l’Université de Californie à Berkeley. Depuis 2010, il effectue ses recherches en physico-chimie moléculaire à l’Institut des Sciences Moléculaires d’Orsay. Ses recherches portent sur l’étude des processus photoinduits sur des systèmes moléculaires chargées du vivant tels que les bases de l’ADN/ARN protonées. Il s’oriente depuis peu vers la compréhension des mécanismes qui régissent la photo libération du radical NO à des fins d’application dans le domaine de la photothérapie dynamique.

Maité SYLLA est maître de conférences au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) Paris depuis 2007. Titulaire d’un doctorat en pharmacie de l’Université de Las Villas à Cuba et d’une spécialisation en produits naturels à l’Université de la Havane à Cuba également elle a obtenu ensuite un Doctorat en Sciences en chimie médicinale à l’Université de São Paulo au Brésil. Après avoir effectué deux ans d’études postdoctorales à l’Université Paris Saclay elle a été recrutée en tant qu’enseignante chercheure au Cnam. Titulaire d’une Habilitation à diriger des recherches, elle travaille actuellement au sein de l’équipe de Chimie moléculaire du Laboratoire Génomique, Bioinformatique et Chimie Moléculaire, (GBCM, EA7528). Ses recherches portent sur deux axes principaux : la chimie médicinale/drug discovery et la chimie verte/développement durable. Elle développe de nouvelles molécules bioactives à partir de médicaments connus utilisant l’approche de « drug repositioning » et s’intéresse plus particulièrement à la conception, synthèse et étude biologique de molécules pour le traitement des maladies inflammatoires/auto-immunes, les maladies infectieuses ainsi que le cancer. Dans le cadre de la chimie verte, ses travaux portent sur la mise en œuvre de différentes méthodes d’activation douces pour la synthèse de molécules à haute valeur ajoutée (biotransformation, organocatalyse, micro-ondes).