Le programme Blåtand est un programme d’invitation destiné à des chercheurs français souhaitant établir des collaborations avec des chercheurs danois.

Les chercheurs retenus sont invités à passer une semaine au Danemark pour présenter leurs travaux dans des institutions de recherche, des départements universitaires et, dans la mesure du possible, des entreprises ayant des activités de recherche dans leur domaine. Ce programme vise à amorcer de nouvelles coopérations scientifiques. 

En 2017, l’institut français du Danemark va inviter six chercheurs et enseignants-chercheurs.

 

Les lauréats 2017 sont :

Valérie Coronas : Après des études à l’Ecole Normale Supérieure de Lyon et une thèse à l’Université Claude Bernard de Lyon 1, Valérie Coronas a rejoint l’Université McGill de Montréal pour un stage post-doctoral. Recrutée en tant qu’enseignant-chercheur à l’Université de Poitiers, Valérie Coronas est professeur de neurosciences et étudie les mécanismes de contrôle des cellules souches du cerveau. Le programme Blåtand lui permettra de rencontrer les scientifiques du Danemark qui sont dans le réseau « Stem Cell Center of Excellence in Neurology ».

Ali Khalighi est Maître de conférences, habilité à diriger des recherches, à l’Ecole Centrale de Marseille et à l’Institut Fresnel depuis 2005. Ses activités de recherche portent sur le traitement du signal pour les communications numériques avec un accent sur les systèmes de communication optique (FSO, VLC et sous-marine). Il a publié de nombreux articles scientifiques et chapitres de livre et a été membre de comités techniques d’une vingtaine de conférences internationales, et du comité de management de l’Action COST FP7 IC1101 sur les communications optiques sans-fil. Ali Khalighi est co-autheur du livre Visible Light Communications: Theory and Applications qui vient de paraître au CRC Press.

Nadine Millot est Professeur à l’Université de Bourgogne (1ère classe). Elle est auteur de 55 publications, d’un brevet, d’un chapitre de livre et d’un ouvrage pédagogique ; elle a encadré 11 étudiants en thèse. A l’issue de son HDR, elle a réorienté ses travaux pour initier, au sein de son laboratoire (ICB, UMR 6303), une nouvelle thématique tournée vers les bioapplications des nanopoudres. Les fers de lance de ce thème concernent le développement de SPIONs (SuperParamagnetic Iron Oxide Nanoparticles) pour l’imagerie médicale multimodale, mais aussi de nanotubes de titanate (TiONts), étudiés pour la première fois au monde, en tant que nouvelle plateforme théranostique.

David Muñoz-Rojas est chargé de recherche CNRS, au Laboratoire des Matériaux et du Génie Physique (UMR 5628 CNRS – Grenoble INP Minatec). Titulaire d’un Master de chimie avec une spécialisation en chimie organique, et d’un Master de Génie Chimique de l’Instituto Químco de Sarrià (Barcelone, Espagne), il a réalisé sa thèse à l’Insituto de Ciencia de Materiales de Barcelona (ICMAB-CSIC), sur la synthèse par méthodes de chimie douce de nouveaux oxydes à base de cuivre et argent. Il a effectué plusieurs séjours post-doctoraux : en 2006, au Laboratoire de Réactivité et Chimie des Solides (LRCS, Amiens, France,) ; de 2006-2008, au Centre de nanoscience et nanotechnologie (ICN-CSIC, Barcelone, Espagne) ; de 2008 à 2013, au Department of Materials Science à l’université de Cambridge (Royaume-uni). Sa recherche porte sur le développement de méthodes de synthèse à bas coût et l’étude de nouveaux matériaux, avec une forte activité dans les domaines de l’ALD, en particulier l’ALD spatiale, les énergies renouvelables et les nano matériaux.

Laurent Plasseraud est chercheur CNRS à l’Université de Bourgogne (Dijon), ses principaux résultats de recherche concernent des structures originales de complexes de métaux de transition ayant une pertinence pour la durabilité, la catalyse homogène, la chimie supramoléculaire et les matériaux moléculaires. Depuis son entrée au CNRS en 2001, il consacre ses activités à des projets de chimie verte utilisant le CO2 comme synthon C1 et se concentre sur la transformation des molécules bio-sourcées en produits chimiques et matériaux à plus forte valeur ajoutée. Il est actuellement impliqué dans un consortium interdisciplinaire sur les biocomposites (SSUCHY: Sustainable Structural and Multifunctional Biocomposites from Hybrid Natural Fibres) soutenu par l’Agence Nationale de la Recherche. 

Aida Todri-Sanial a obtenu son doctorat en génie électrique et informatique à l’université de Californie de Santa Barbara (Etats-Unis) en 2009, et son habilitation à diriger des recherches à l’université de Montpellier en 2015. Elle est actuellement chercheuse au CNRS et membre du Laboratoire d’Informatique, Robotique et Microélectroniques de l’université de Montpellier. Chercheuse invitée par de nombreux organismes aux Etats-Unis et en France, le Dr Todri-Sanial a reçu plusieurs prix scientifiques (Médaille de Bronze CNRS 2016, Prime d’Excellence Scientifique CNRS 2012, Bourse John Bardeen Fermilab 2009, etc.). Auteur de plus de 100 articles dans le domaine du design VLSI, elle a rempli les fonctions de General Chair de la conférence ISVLSI 2015 et participe au comité des programmes de plusieurs conférences prestigieuses. Réviseur technique pour plusieurs revues (IEEE Trans. on Computers, CAD, CAS-I, CAS-II, TNS, et IET), elle est éditeur associé de la revue VLSI. Elle collabore avec plusieurs agences européennes (European Platform of Women Scientist European Association for Women in Science, Engineering and Technology), et est membre d’IEEE et ACM.